lancer des mots sages à la tête des maussades

Ménages en détresse : on vous aide!

Au milieu des détestations que la télévision nous offre en rafales, l’émission « Envoyé Spécial » trouvait grâce à mes yeux, ne serait-ce que par ses dossiers plus fouillés que les infos souvent bâclées au cours des J.T. Préjugé favorable donc, du moins jusqu’à hier soir.

Le sommaire se présentait bien : quelque chose sur la Lybie, autant sur le Japon, et un document sur les achats groupés. Et c’est ce dernier dossier qui inaugurait l’émission, et ça commençait fort. En effet, pour contrer la montée des prix et les difficultés de la vie courante, les auteures avaient choisi de nous montrer un couple ordinaire (très !) qui réalisait des achats groupés de chiens et de la nourriture destinée à ceux-ci.  Car comme l’expliquait doctement le monteur du coup « chiens pas chers », nourrir les bébètes coûte cher. Et, cerise sur les croquettes, d’expliquer qu’avec sa femme, ils s’étaient posé la question (si, si, il l’a dit !) du choix entre un chien et un enfant. Vous vous en doutez : ils avaient choisi le (ou plutôt les) chiens.

Avec cette merveilleuse explication : « Les enfants, on peut s’en passer » (apparemment, les chiens, non !) « les enfants, ça bouge, ça crie ! ». Argument détruit par l’auteur lui-même puisque ses 17 chiens n’arrêtaient pas de se bousculer dans les différentes pièces de la maison. Quant au présumé silence de ses bestioles, n’était la distance je lui aurait volontiers refilé les deux specimens de mon voisin qui aboient, hurlent à la mort, à toute heure du jour, et même de la nuit. Mis en face de ces deux lascars, je me demande s’il n’aurait pas fini par préférer les enfants, chers à nourrir aussi, il est vrai.

Après les chiens, le document faisait le tour de tous les bienfaits et toutes les arnaques des achats groupés, de sorte qu’il ne restait guère de temps pour la lybie et le japon. Je compatis à la déception des spectateurs en difficulté avec leur budget et qu’on a régalé avec des croquettes pour chiens !

25 mars, 2011 à 10:12 | Commentaires (0) | Permalien


Dites vélo : je rayonne!

A l’approche de la dernière décade de Mars, quand le soleil fait sortir les 1ers  bourgeons et patouiller la neige du ski de fond, c’est sûr, des idées de vélo commencent à monter à la tête.

Aux mains aussi, car on ne saurait imaginer une nouvelle saison sans ces subtils réglages et jeux de pièces qui rendent les ongles noirs (sûrement) et les pédalées légères (parfois). Après tête et mains, j’en suis désolé, il faut parler des fesses. Le vélo en effet est qualifié de sport assis. Il met donc en contact appuyé le doux velouté de ces rondeurs avec la rugosité, cuir ou plastique, de la selle. Et c’est aux fesses de s’adapter et non le contraire.

J’avais entamé, il y a peu, le rodage des miennes dans une randonnée pépère de début de saison avec les copains du club. C’est vers le 50ème kilomètre que mes fesses, si je puis dire, se sont fait entendre. Jusqu’au 49ème, c’était Byzance : la jouissance d’une bécane qui tourne rond, qui roule (presque) toute seule, dans le silence seulement troublé par l’imperceptible  feulement des pneus. Juché sur cette machine légère dont les freins freinent à la plus légère sollicitation, dont l’indexation explore les 27 vitesses sans à-coups, je me remémorais tous les engins qui avaient jalonné ma « carrière » de cycliste depuis ce bon vieux Peugeot de mon bac, à 14 kgs et 4 vitesses.

Bien abrité au milieu du peloton des copains, je revisitais avec mélancolie mon 1er dérapage incontrôlé dans une rue de Dijon, ma 1ère portière de voiture, mon 1er « over the bar » à V.T.T. qui fut aussi mon 1er hôpital, post vélo, si je puis dire, les libellules aériennes qui m’ont « enrhumé »* au milieu d’un col. Tant il est vrai que toute chevauchée cycliste peut s’apparenter à une sortie de tranchée contre des ennemis supérieurs en nombre et supérieurement armés. Mais je revoyais aussi tous les compagnons de randonnée de riche culture, tous les paysages ébouriffants découverts, tous les cols surmontés. Repensant aussi aux milliers de kms parcourus aux 3 ou 4 coins du monde, sans casse de la machine ni du cavalier, c’est avec une gourmandise inentamée que j’entame la nouvelle saison.

 

* en langage cycliste, enrhumer : laisser sur place.

18 mars, 2011 à 10:05 | Commentaires (0) | Permalien


Faire front

A côté de tous ceux dont c’est le but, ce blog n’a jamais eu vocation de faire de la politique. Si les isoloirs ont été créés pour garder mes votes secrets, ce n’est pas pour que je fasse ailleurs de l’exhibitionnisme politique, même si sous mes propos transparaît quelquefois le côté vers lequel j’ai tendance à pencher.

En outre, je dois tourner ma souris 7 fois sur le clavier avant d’écrire depuis que je sais mes modestes contributions publiables, voire, par la grâce de mon fils, publiées. Et pourtant, en dépit des dépits que peut soulever  le monde politique, ses faux-semblants, ses hypocrisies, ses mépris déguisés en compassion, je me lance aujourd’hui à cause du dernier scoop médiatique : telle l’hirondelle qui ferait le printemps, Marine Le Pen battrait en 2012 le candidat socialiste et N.Sarkozy, du moins dans les sondages !

On sait qu’il est infiniment « politiquement correct » de mépriser le Front National que personne ne soutient publiquement. Certes ! Mais alors qui sont donc ces votants qui ont apporté 17% de suffrages à Jean-Marie Le Pen pour lui permettre d’être au 2ème tour en 2002, et qui seraient ces potentiels 24% de supporters de Marine ?

Bien sûr les politologues avertis (avertis, vraiment ?) nous diront que les sondages ne font pas l’élection, que 2012 est encore loin. Admettons. Je remarque quand même que dans toute l’Europe les extrêmes populistes se font entendre de plus en plus fort. Pourquoi notre pays, même si en donneur de leçons il excelle, en serait exempt. D’autant que sa morale politique ne brille pas de ses plus beaux feux en ce moment.

Des Marine, j’en connais quelques-unes. D’habitude, ce n’est pas le genre de cheval à refuser l’obstacle. Au contraire c’est le genre d’animal à filer droit au but, même quand le patron du manège a remonté les barres. Je sens cette Marine Le Pen-la  bien dans ce tropisme.

Nous voici prévenus. Nos politiques feraient bien, au lieu de s’en sortir par le déni ou les habituelles petites phrases, de se pencher sur les raisons qui peuvent pousser certains de nos compatriotes, à priori respectables, à ne trouver que ce vote extrême pour exprimer leur souffrance ou leur colère. Les révolutions africaines, que de la dunette élyséenne notre capitaine n’avait pas bien vu venir, montrent que le peuple, le vrai, est capable de faire sauter le couvercle de la cocotte quand la pression devient trop forte.

11 mars, 2011 à 10:14 | Commentaires (0) | Permalien


O tempora! O mores!

Je n’ai pas le sentiment de vous faire une révélation si j’écris que notre monde va mal. Toutefois la concentration et le mélange des séquences, au mieux ubuesques,  m’incite à vous faire réfléchir devant quelques-unes d’entre elles. Par exemple on nous dit qu’on résoudrait la faim dans le monde avec 30 milliards. Combien de fois cette somme a été captée par les dictateurs déchus, ou en voie de l’être ? Parmi ceux-ci, quand celui de la Lybie promet une rivière de sang à ses sujets, le plus pacifique d’entre nous se verrait bien avec un bazooka faire exploser le palais du colonel et son occupant.

Pour rester avec les milliards, combien seront dépensés pour cet hypothétique voyage vers Mars ? Les avancées techniques nécessaires au projet, maintenant dépassées, on nous dit ce voyage indispensable pour mieux comprendre les conditions utiles à la vie. Pour le compte qu’on en tient de la vie, on pouvait remettre cette folie à plus tard.

Si la réussite de projets pharaoniques redore le blason de quelques gouvernants, que penser de ce défilé au Salon de l’Agriculture ? Pour ma part, j’ai pensé à un théâtre grotesque. En effet on n’avait pas décelé jusqu’alors une appétence particulière de Dominique Galouzeau de Villepin pour le cul des vaches. Mais pour lui, la veille de sa rencontre avec Sarkozy, la caresse au cul d’icelles devenait un must. Comme à quelques jours de son procès, la visite de Chirac près de ses « amis » paysans l’était aussi. Dans ce théâtre, on a donc vu , par ordre d’entrée en scène, Sarkozy, les susnommés, Martine Aubry, Marine Le Pen, pas dans les premiers rôles, quoi qu’ils en aient. Tous ces candidats font-ils une préparation adaptée pour gouverner le pays en barbotant les pieds dans la bouse ?

Quelques parents prennent l’habitude maintenant de se substituer aux enseignants pour l’appréciation des résultats de leurs rejetons. Et viennent, pistolet ou couteau à la main, rectifier les notes dans un sens plus conforme à leurs vœux. On vient de voir « mieux » : une femme décidée à  refuser le décès de son mari a revolvérisé le medecin coupable à ses yeux de ne pas avoir su contrer l’issue fatale.

Au spectacle de tout cela, deux voies possibles : je vous déconseille la 1ère, le suicide. Celle que je vous recommande : aller gravir une de nos belles montagnes, à pied, à vélo, loin des contingences d’ici-bas.

 

4 mars, 2011 à 8:38 | Commentaires (0) | Permalien


Où vont les femmes

Pour la plupart d’entre elles, c’est au boulot qu’elles vont. Par rapport aux décades passées ce changement radical, en donnant un salaire, même faible, leur a apporté une certaine indépendance économique, (hélas, de quoi acheter leurs cigarettes). Surtout il les faisait sortir de  la position de complément subalterne du couple pour leur donner un statut à part entière. On en voit même, pas forcément parce qu’elle gagnent plus que leur mari, qui s’offrent le luxe de « répudier » l’homme avec qui elles étaient !

C’est une même idée de sursaut qui a poussé les femmes italiennes à manifester dans la rue pour dire à tous qu’il ne fallait pas les confondre avec les gourgandines, majeures ou mineures, qui se prêtaient aux turlupinades du 1er ministre. Dans un pays où les derniers feux du  machisme ne sont pas complètement éteints, c’était fort !

En Barhein, on a vu des femmes manifester dans la rue : bravo, car les révolutions précédentes ont montré qu’être dans la rue n’était pas sans danger. Par contre, elles manifestaient séparées de la manif des hommes. A se demander si elles n’étaient pas en train de se tromper de contestation !

On aurait tort de s’en gausser : dans des temps qui n’étaient pas préhistoriques, dans les églises du haut-Doubs, et dans bien d’autres, couples ou non, les femmes assistaient à l’office d’un côté de la nef et les hommes de l’autre.

Pour en rester avec l’islam, ce sont quand même 2 grands pays musulmans, Pakistan et Philippines, qui ont élu, et pas hier,  à leur tête des femmes ! Avec ce qu’on observe dans notre pays, rien ne laisse supposer qu’on y arrivera en 2012 !

25 février, 2011 à 15:13 | Commentaires (0) | Permalien


O.M.C. (organisation maladroite de contrariétés)

Musardant à travers quelques revues, je me suis surpris à emboîter le pas à Pascal Lamy qui chantait les splendeurs (sans les misères) de la mondialisation. En effet, prenez le web par exemple : n’est-ce pas merveilleux d’apprendre sur Facebook que Monsieur Ducon était dans la même classe de 6ème que Monsieur Dugland ? Aussi que nos riches compatriotes sont domiciliés en Suisse, où les impôts sont doux. Par exemple enfin que Moubarak a réussi à pressurer ses citoyens de 5 fois plus de milliards que Ben Ali, avant de se faire la malle.

En se concentrant, on arriverait à comprendre pourquoi le céréalier beauceron vend à son voisin minotier son blé au prix qu’a fixé la bourse de Chicago. J’ai eu beau me concentrer, je n’ai pas bien compris pourquoi on achetait le baril de pétrole, en dollars, à un prix fixé par les bourses de Londres ou New-york, (pays producteurs ?) et, naturellement à des montants différents.

Avec ces seules informations, je me demande si les splendeurs de la mondialisation ne tournent pas misérables. Du coup, je m’étonne que notre président se gargarise de présider le G20, d’être pour 6 mois  en quelque sorte le maître du monde. (bon, le maître, un peu dans le sens de maître de piste dans un cirque, le Monsieur Loyal en somme).

N’est ce pas un comble que chez lui, grand maître officiel de la magistrature, il n’arrive pas à s’entendre avec les magistrats. Patron aussi des ministres, il n’empêche pas le 1er d’entre eux, soucieux de ne pas laisser sa Pénélope faire tapisserie à la maison, d’aller se faire sa petite fuite en Egypte.

Je vais en rester là de mes étonnements. Quelques bons apôtres mal intentionnés pourraient prendre prétexte de mes propos pour descendre dans la rue en brandissant des pancartes où on pourrait lire : « Sarkozy, dégage »

 

18 février, 2011 à 10:05 | Commentaires (0) | Permalien


La complainte des bourses plates

Avant de lire ce post, assurez-vous que vous avez plus de 18 ans et relevez le filtre parental de votre ordi. En effet, ce ne sont pas des bourses que la crise a vidé de vos euros dont je vais vous parler mais de celles qui adornent normalement l’entrejambe des garçons. Quand je dis plates, c’est une image : elles sont aussi rondes qu’autrefois et même elles produisent aussi des spermatozoïdes. Mais selon des études irréfutables, et c’est là le drame, elles en produisent moins, et à l’image peut-être des  porteurs, les petits têtards sont nonchalants, peu pressés d’avancer, et n’arrivent au but qu’épuisés, donc inefficaces : une sorte de syndrome du flagelle flageolant.

Moins irréfutables sont les études « scientifiques », qui selon les présupposés des auteurs, apportent 36 explications : le stress, la pollution, la nourriture…Je doute, les auteurs par exemple, qui incriminent la pollution auraient dû simplement regarder « Slumdogs millionnaires » et constater qu’on peut vivre sur un véritable cloaque à Bombay et faire des myriades d’enfants. Pas encore consolidée scientifiquement, j’ai mon idée sur la question. En fait, nous assistons à une mutation de l’espèce : dans une sorte de maintien d’équilibre, l’organisme en décidant de privilégier le développement du cerveau l’a fait au détriment des parties basses. D’ailleurs tous ces jeunes crânes rasés n’indiquent-ils pas une nouvelle prédominance de l’intellect ?

J’admets qu’on puisse douter de cette hypothèse. Ce qui est sûr, au siècle dernier, les promesses de vie restaient stockées longtemps, et quand le top-départ parental et confessionnel était donné, c’était « va, cours, et nous venge » avec à chaque fois atteinte de la cible, même non voulue. Tandis qu’aujourd’hui la liberté sexuelle pousse nos jeunes gens à semer à tout vent avec des spermatozoïdes fatigués de ces sorties multi-quotidiennes. A quoi veut répondre une étude encore plus scientifique révélant que la renarde, acceptant les hommages groupés de tous les renards du coin, nous vaut un renardeau à chaque assaut. Si vous entendez parler d’une femme ayant accouché de quadruplés aussi divers que les mines de mon crayon 4 couleurs, c’est qu’elle a voulu passer à la phase d’essai humaine sans la bénédiction de l’Affsa. A renarde, renarde et demie !

9 février, 2011 à 10:56 | Commentaires (2) | Permalien


J’en ai rien à foot

Dans ma prime jeunesse, j’aimais le foot, le pratiquer, j’entends. Tellement qu’arrivant de Paris à Nevers, suivant le conseil d’un célèbre voisin morvendiau, aimant donner du temps au temps, j’ai demandé à jouer dans l’équipe de ma Société. Lors du 1er match le capitaine m’a fait 2 remarques. L’une concernait l’adversaire du jour, (je peux les citer, il y a prescription, Les Forges de Guérigny) : « Ils adorent casser du bois, fais gaffe à tes genoux et tes chevilles ! ». L’autre était à usage interne : « Si tu sembles être touché, tu te roules par terre et tu traînes sur place » (même si dans ce registre ma prestation eut pu tenir du niveau « petit rat » par rapport aux « danseurs-étoiles » des pros de Ligue I)

Ces incitations à agresser ou à jouer la comédie à propos de 2 équipes évoluant dans les tout derniers bas niveaux du championnat corporatif ont instillé un certain doute quant aux pratiques en vigueur dans ce sport. Et cela ne s’est guère démenti par la suite. Alors qu’on ne cesse d’épingler des cyclistes pour dopage, on n’en trouve vraiment que rarement dans le foot. Par contre, « Sport et Vie » enquêtant après un texte de J.P. de Mondenard sur le dopage dans le foot, a relevé pas moins de 7 footballeurs terrassés sur le terrain, seulement entre septembre et janvier. A moins de voir dans les footeux d’aimables feluettes aux limites de la fatigue pour un simple match et dans les cyclistes de gros costauds, marchant à l’E.P.O. comme à « la tisane de l’abbé Souris », on ne comprend pas l’hécatombe d’un côté et une sorte de longévité de l’autre. Pour comprendre, de même que dans les drames passionnels il faut chercher la femme, dans la morale sportive il faut, je crois, chercher l’argent.

Illustrons ! Parmi toutes les nations du monde concernées par le foot, vous n’auriez jamais eu l’idée de citer le Qatar, où on n’a jamais vu un ballon et où il fait très chaud. C’est pourtant lui qui vient de décrocher l’organisation de la Coupe du monde en 2022, proposant, entre autres, 12 stades climatisés (merci la planète !) Pour réussir cet exploit, le lobbyiste de choc acheté par les émirs était notre « Zizou » national, juste pour 15 millions de dollars.

Une autre : le nouveau maillot des « bleus » a été attribué au sponsor américain qui a proposé le double de l’européen,  42,6 millions/an pour 7 ans. Et va pour un maillot, bleu comme avant, mais où la virgule américaine a remplacé les 3 barres allemandes !

Vous pourriez vous demander, au vu des prestations habituelles des français en compétition si le marketing de Nike a fait le bon choix ? Quoi que vous en pensiez, c’est très malin au contraire. Tablant sur la vitesse de déplacement de nos vedettes, plutôt slow que speed, Nike s’est dit qu’avec eux les spectateurs auraient le temps de voir la petite virgule !

28 janvier, 2011 à 20:30 | Commentaires (0) | Permalien


Petites privautés en écolocratie

Comme tout  le monde je suis en faveur de l’écologie, du principe de précaution et de tout ce qui peut préserver la planète et ses habitants. Je suis moins en faveur des ayatollahs de l’écologie dont les fatwas arriveraient parfois à me faire perdre mon calme (olympien comme vous savez). C’est l’incohérence entre le dire et le faire qui provoque mon énervement. Cela rend leurs imprécations aussi crédibles que les promesses de campagne d’un politicien annonçant la réduction prochaine du chômage.

En effet, comment ne pas voir ces hypocrites vociférer contre les ondes néfastes et pourvoir néanmoins leurs rejetons du dernier mobile à la mode. Par précaution justement, disent-ils, par ces temps de pédophilie galopante, il leur faut savoir à chaque instant où se trouve leur progéniture.

Je ne les ai pas vus non plus boycotter les pistes de ski, pourtant largement nourries de neige artificielle, pompant des ressources en eau et déversant à la fonte les ajouts chimiques qu’on y a incorporés, sans compter le bon vieux diesel qui fait marcher le téléski.

Il y avait aussi une belle occasion pour les hyper-écolos d’épargner quelques cm3 de CO2. Pourquoi, le jour des fatidiques 11 cms de neige, ne pas en avoir profité pour marcher à pied ? N’est-ce pas une jouissance, muni de bonnes chaussures, de fouler un tapis blanc et vierge ?

Et bien non ! On préfère aller bouchonner en chœur dans la voiture, quitte à y passer la nuit. Et là bien sûr on va se réchauffer en mettant le moteur en marche, avec le meilleur taux d’émission de polluants.

J’admets, bon prince, que tout un chacun n’est pas en mesure d’utiliser son vélo (en l’occurrence sa bicyclette, puisque utilitaire), ou même d’aller à pied. Mais qu’au moins on ne me rebatte pas les oreilles, urbi et orbi, de ma responsabilité vis à vis de la planète. Comme le pape, urbi et orbi lui aussi, précisant les bons cas de figure pour l’usage du préservatif. Comme dit Brassens : « qu’est-ce qu’il en sait le bougre ? »

 

20 janvier, 2011 à 17:50 | Commentaires (0) | Permalien


« Mon père s’appelle Li Gang »

Cela se passe en Chine. Un de ces nouveaux gosses  de riches, pressé et bourré, renverse avec sa voiture 2 étudiantes, dont l’une meurt. Au policier qui a l’impudence de vouloir l’arrêter , il lance cette phrase : « Mon père s’appelle Li Gang ». Ce qui n’est pas rien, le Li Gang en question étant un très grand ponte de la police. La morale serait à peu près sauve puisque arrêté quand même le lendemain, il écope de 3 mois, mais avec sursis.

Mais la petite phrase a eu le temps de faire le tour des internautes chinois. Malgré tous les efforts des différents ministères pour l’effacer, (car la Chine veut bien faire ses saletés mais n’aime pas qu’on les divulgue), et les regrets larmoyants télévisés du père et du fils,  la fameuse phrase revient chaque fois que quelqu’un est victime des abus d’un privilégié. Et même plus, comme un pied de nez, chacun parsème  ses mails, ses textes ou les poèmes officiels de la fatidique ritournelle.

Evidemment, habitants d’un pays « libre », nous ricanons. Et nous avons tort ! En effet, n’observe-t-on pas, chez nous, un mépris similaire de la part de nos privilégiés ? Par exemple, presque chaque ministre des transports (je cite seulement celui-ci parce qu’il est aussi en charge de la prévention routière !) a été flashé à 170 ou 180 kms/h. Avez-vous jamais entendu dire qu’il ait payé une amende ou qu’il ait perdu quelques points ?

N’est-ce pas le même mépris du « vulgum pecus » qui pousse ces hobereaux, tels des seigneurs en leur marquisat, à briguer les suffrages des citoyens sur leurs terres, après que papa les a dominées quelques décennies ? En bons «  fils de … »

Une récente émission tâchait de nous faire pleurer sur le triste sort de ces pauvres enfants : porter un nom célèbre, quelle calamité !  Malgré le poids de cette « tare », le coup de pouce du papa ou de la maman n’a pas été  vain pour la mise sur orbite de maint chanteurs, acteurs… En dresser la liste nous ferait sortir des limites de ce post.

Heureusement l’indignation revient à la mode, grâce à un jeune homme de 93 ans. « Indignez-vous » exulte-t-il ! Appel entendu par Axel Kahn qui, avec les accents du frère Jean-François, bondissait de colère parce que le patron de Suez-G.D.F. gagnait 200 fois plus que lui. Est-ce que, disait-il, H.Proglio apporte à la société 200 fois plus que moi, chercheur et Président d’Université ? Question bien sûr sans réponse.

Je n’ai pas calculé de combien le salaire de Proglio dépassait le montant de ma retraite. Eux aussi sans doute, les chiffres du résultat sortiraient des limites de ce  post. Mais quand je « bénéficie » du passe droit d’un de ces privilégiés, oralement ou en mon for intérieur, j’ai la consolation de me réciter comme un chinois l’ironique ritournelle : « Mon père s’appelle Li Gang » !

14 janvier, 2011 à 9:04 | Commentaires (0) | Permalien


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