lancer des mots sages à la tête des maussades

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Dans la pêche aux économies qui fait fureur en ce moment, on a cité les tricheurs aux prestations de la sécu. Comme Sarkozy lui-même était monté au créneau, pour quelques-uns cela suffisait à discréditer l’idée de s’en occuper. Je ne connais pas le nombre de milliards imputables à la triche, et les experts, je crois, pas bien non plus. Mais en vertu de l’adage qui affirme que les petits ruisseaux font les grandes rivières, pourquoi ne pas commencer là, même s’il y a d’autres dérives.

Je m’étonne toujours aussi de voir des agents des services publics se faire véhiculer dans des voitures étrangères, récemment  encore des gendarmes en Mercédès. Après cela, on entonne en chœur la jérémiade sur la perte de notre industrie. On me dit que c’est parfois nécessaire, par exemple les gendarmes (encore eux) réclamant des Subaru, seules capables, paraît-il, de rattraper les délinquants plus rapides. Mais pourquoi conduire comme des Shumacher qu’ils ne sont pas,  avec tous les risques qu’ils font courir aux autres. Alors qu’ils ont des téléphones et qu’il suffit d’avertir leurs collègues de cueillir les méchants au prochain péage.

Les temps sont durs aussi pour les O.N.G. et rude la concurrence. Est-ce une raison pour faire la quête en envoyant des demandes en colis cadeaux plutôt chers ? Bien sûr, on a honte de garder ces merveilles sans faire un don. Et c’est le but ! Mais comme chacun en reçoit maintenant des dizaines qu’il ne peut satisfaire toutes, cela fait au final un grand gâchis. Malgré la concurrence, pourquoi ne pas se contenter de moins d’argent et le consacrer totalement à l’objectif de l’O.N.G. au lieu de ces dépenses somptuaires de marketing ?

Dans cette ville, l’office H.L.M. a attribué une maison, maintenant inoccupée et qui sert de garde-meubles. Le bénéficiaire en effet vit à Paris, intra muros, dans l’appartement dont il est propriétaire, ce qui suppose des revenus pas vraiment dans la fourchette d’un occupant normal d’H.L.M. Dans ce manque cruel de logements dénoncé en permanence, l’office ne se sent pas concerné par cette situation ?

Bien mesquine mes remarques, dira-t-on, pour ces minuscules dérives. Certes, mais les adultes, les « malins », faisant l’apologie de ces petits arrangements, poussent les enfants, les adultes de peu d’éducation hors des frontières de l’honnêteté et de la loi avec le laxiste : « tout le monde le fait ! » Demandez donc aux grecs où tout cela peut mener !

3 janvier, 2012 à 10:44


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